Déjà passé devant notre micro plus tôt dans la saison, le joueur turc confirme son importance dans le système FUT et son sang‑froid dans les moments décisifs. Aujourd’hui, l’équipe retrouve Team Vitality, un adversaire qui l’avait déjà battue plus tôt dans la compétition.
Entre esprit de revanche, confiance retrouvée et préparation assumée, FUT aborde ce nouveau duel avec la volonté claire de prouver qu’elle a appris de sa première confrontation.
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Interview avec Yutejey, joueur Valorant de l’équipe FUT Esports
Cyrielle : La dernière fois que vous aviez joué Ascent, c’était contre Gentle Mates au qualifiers de l’EWC, et vous aviez perdu 13‑8. Depuis, vous avez changé de composition en passant sur un double initiateur. Pourquoi ce choix, et comment cela a‑t‑il fonctionné aujourd’hui ?
Yetujey : Phoenix est très fort en ce moment, et on voulait vraiment jouer Ascent. Mais parfois, il faut surtout que ton duelliste soit à l’aise. Et xeus n’aime pas jouer Phoenix. On ne peut pas non plus forcer à le jouer, parce qu’il est incroyable sur Jett. On a testé énormément de compositions, et maintenant on a enfin trouvé quelque chose qui fonctionne. Ascent est une map très basique, avec des agents très basiques, un peu comme en 2021‑2022. Et aujourd’hui, ça marche très bien pour nous.
Cyrielle : Vous étiez surpris que G2 laisse Ascent ouverte, surtout après leur match compliqué contre XLG ? Est‑ce que ça a influencé votre choix de la pick ?
Yetujey : Pas vraiment. C’était surtout lié à nos scrims. On sait qu’on est très forts sur Haven et Ascent. Et on savait qu’ils allaient ban Haven, s’ils ne le faisaient pas, ce serait fou, parce qu’ils ne peuvent pas nous battre dessus. Ils ont laissé Ascent ouverte, et Fracture aussi. Peut‑être qu’ils avaient préparé Fracture, mais nos coachs ne voulaient pas prendre ce risque. On a donc pris Ascent, une map où on est très confiants. Pour Lotus et Split, on était aussi prêts à les jouer.
Cyrielle : Lotus avait déjà été une map serrée pour vous contre NRG. Qu’est‑ce qui a fait la différence aujourd’hui ?
Yetujey : G2 joue très différemment. NRG contrôle beaucoup plus la map, c’est plus structuré. G2 joue lentement, avec des timings bizarres. Surtout leaf, on savait qu’en défense, on devait prendre plus de rounds, mais leaf a trouvé deux ou trois timings qui nous ont punis. On savait qu’il fallait faire attention à lui, mais il a quand même réussi à nous surprendre. À part ça, le match n’était pas si difficile. C’était serré, mais on savait ce qu’on voulait jouer, sans stress.
Cyrielle : Tu réussis énormément de clutches, notamment le dernier sur Ascent. Qu’est‑ce qui se passe dans ta tête dans ces moments‑là ?
Yetujey : Je prends une grande inspiration et j’essaie de jouer avec confiance. Les clutches, 1v1, 1v2, 1v3, ça te donne de l’adrénaline. J’essaie surtout d’être calme, d’écouter les pas, de comprendre ce qu’ils préparent, et de faire quelque chose qu’ils n’attendent pas. Je n’ai pas de routine spéciale. Je joue juste naturellement.

Cyrielle : C’est ton premier événement international depuis Champions 2024, et tu joues avec des rookies. Leur as‑tu donné des conseils pour gérer la pression ou la foule, plus grande qu’à Berlin ?
Yetujey : Pas vraiment, parce que tout le monde était prêt à jouer sur scène. Peut‑être juste KROSTALY, on est très proches, c’est comme mon petit frère. On parle beaucoup du jeu, de ce qu’on veut faire, même en practice. Il est parfois stressé à cause des critiques sur Twitter, mais il est là, il fait top 6. Les gens devraient avoir un peu plus de respect pour lui.
Cyrielle : On a remarqué que KROSTALY était plus discret aujourd’hui. Comment expliques‑tu ça ?
Yetujey : Chaque équipe a besoin d’un joueur qui porte le spike, plante, prend l’info, joue safe. C’est crucial. On ne doit pas attendre de lui des actions énormes à chaque round. Mais dès qu’il trouve un timing, il le prend. Il fait exactement ce dont l’équipe a besoin.
Cyrielle : La foule était plus avec vous aujourd’hui qu’hier. Est‑ce que ça te motive, ou tu préfères quand on vous soutient directement ?
Yetujey : Sur la première map, je n’ai pas senti beaucoup de soutien. Sur la deuxième, oui, j’ai entendu beaucoup plus de choses derrière nous. Hier, quand G2 perdait, la salle était silencieuse, puis dès qu’ils prenaient un round, tout le monde s’enflammait. Mais c’est normal, les fans veulent juste profiter du moment. J’adore les fans, peu importe qui ils supportent. S’ils viennent juste pour regarder et passer un bon moment, c’est parfait. Ils font ce qu’ils veulent.
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