Dans ce contexte de montée en puissance, Sean « bang » Bezerra revient sur les ajustements tactiques opérés sur Fracture, la quasi‑remontée sur Breeze, et la lecture du jeu de MIBR, tout en évoquant la progression du roster et son retour au sein de l’organisation.
Entre expérimentations assumées, micro‑erreurs coûteuses et confiance retrouvée, le joueur détaille la dynamique d’un groupe qui avance étape par étape, déterminé à confirmer sa victoire d’hier pour s’offrir une chance de jouer le titre mondial.
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Interview avec bang, joueur Valorant chez 100 Thieves
Cyrielle : Vous avez changé votre composition entre les qualifications et le match joué d’hier sur Fracture, passant d’Astra à Omen puis à Harbor. Quelle était la raison derrière ce changement, et avec quelle compo étiez‑vous le plus à l’aise sur cette carte ?
bang : À la base, on jouait Brimstone sur Fracture. Mais on est passés à Harbor parce qu’on traversait une phase d’expérimentation après le Stage 1, quand on n’a pas réussi à se qualifier pour les Masters de Londres. On avait du temps pour réfléchir à ce qui fonctionnait vraiment, pour tester différents agents sur plusieurs cartes. On a donné à Harbor une vraie chance, parce que c’est un agent très fort en ce moment. On l’a essayé sur beaucoup de maps, et Fracture s’est révélée être l’une de celles où il nous semblait le plus logique et le plus efficace. Donc on a décidé de le jouer.
Cyrielle : Vous étiez tout près de revenir sur Breeze, mais vous n’avez pas réussi à conclure la carte après un premier side compliqué. Qu’est‑ce qui a manqué selon vous ?
bang : Après la remontée qu’on a faite, la carte était clairement prenable. Mais on a commis beaucoup de petites erreurs, des micro‑situations mal gérées. C’est difficile à résumer, mais je pense qu’on n’a simplement pas assez bien joué ces moments‑là. Ce n’était pas des erreurs individuelles : c’était collectif. On a raté des timings qu’on aurait dû prendre, on n’a pas réalisé assez vite ce qui se passait dans certaines actions. Si on avait été plus rapides dans nos prises d’information, on aurait pu jouer ces rounds de manière beaucoup plus propre.
Cyrielle : Qu’est‑ce qui rendait le gameplay de MIBR si lisible sur Haven ?
bang : Leur composition, on l’a déjà affrontée en scrims, surtout en début d’année quand Neon et Breach étaient très forts. Donc on savait à quoi s’attendre. Ce n’est pas une compo que je jouerais personnellement, mais elle leur correspond bien. On avait déjà beaucoup de réponses contre ce style, et maintenant c’est une version affaiblie parce que les agents ont été nerf. Donc ce n’était pas très difficile pour nous de comprendre comment jouer contre.
Cyrielle : C’est votre premier vrai événement international de l’année. Comment l’équipe l’aborde‑t‑elle ?
bang : On avance étape par étape. On sait qu’on manque d’expérience internationale en tant que roster complet. Cryocells, Asuna et moi avons déjà joué des events internationaux, et Timotino et vora ont participé à l’Ascension au Brésil. Donc on a un peu d’expérience, mais pas en tant qu’équipe. Pour l’instant, on profite. On prend les matchs un par un, sans trop regarder en arrière. Quand on fait des erreurs, on les corrige, mais on reste concentrés sur le match suivant. On essaie juste de vivre le moment.
Cyrielle : Tu as quitté Sentinels, l’une des plus grandes équipes NA, pour revenir chez 100 Thieves. Comment as‑tu vécu ce retour, avec des fans heureux de te revoir ?
bang : J’étais vraiment enthousiaste. Je retrouve des gens avec qui j’ai déjà travaillé, comme Cryo et Asuna, et c’est un plaisir de jouer avec eux. Ils bossent énormément, ce sont de très bonnes personnes, et c’est facile d’être avec eux au quotidien. Ce sont des amis. Et honnêtement, je n’étais pas parti de 100 Thieves dans les meilleures conditions. On avait tous ce sentiment qu’on aurait pu faire beaucoup mieux en 2024. Donc revenir ici, avoir une nouvelle opportunité de prouver ce qu’on peut faire ensemble, Cryo, Asuna et moi, avec deux rookies, ça me motive énormément.
Cyrielle : C’était ta deuxième fois à Paris. Comment as‑tu trouvé le public par rapport à la phase de groupes ?
bang : Le public parisien est toujours incroyable. Les matchs des Gentle Mates étaient super à regarder, l’ambiance était folle. Ça ne se compare pas totalement à la phase de groupes des Champions, mais ça reste une expérience géniale. Même quand les fans chahutent certaines équipes, comme NRG, les joueurs adorent ça. Et les Gentle Mates profitent à fond de toute l’énergie qu’ils reçoivent. C’est vraiment une atmosphère excitante.
Cyrielle : Quelle est la qualité indispensable pour devenir joueur professionnel sur Valorant ?
bang : La compétitivité. Ça paraît simple, mais il faut vraiment avoir cette mentalité de vouloir gagner à tout prix. Peu importe la situation, tu dois vouloir être meilleur que ton adversaire. Tous les joueurs avec qui j’ai joué ont développé cette mentalité. C’est la qualité essentielle en esport.
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