Au terme d’un match marqué par un Fracture à sens unique, une préparation insuffisante et quelques moments inattendus, Zachary « zekken » Patrone revient avec franchise sur les difficultés rencontrées par l’équipe, l’écart de niveau encore présent avec les meilleures formations, et les ajustements nécessaires pour progresser.
Entre analyse tactique, adaptation au sein d’un roster latino‑américain, rapport aux fans et bilan personnel, le joueur américain livre un regard lucide sur le parcours de MIBR durant l’Esports World Cup et, sur ce que l’équipe doit encore construire pour espérer revenir plus forte sur la scène internationale. Dans cet entretien, zekken évoque également l’énergie du public français, qu’il retrouvait pour la deuxième fois à Paris, et la passion des supporters qui continuent de porter l’équipe malgré l’élimination.
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Interview avec zekken, joueur Valorant chez MIBR
Cyrielle : Fracture était votre map pick, pourtant vous perdez 13‑2. Est‑ce qu’il y a eu quelque chose dans le gameplay de 100 Thieves qui vous a surpris, ou est‑ce que rien ne fonctionnait pour vous ?
zekken : Ils ont joué une composition différente, donc oui, c’était un peu surprenant. Mais honnêtement, ils n’ont rien fait d’extraordinaire. C’est nous qui avons mal joué. On a vraiment très mal joué.
Cyrielle : Les deux premières cartes étaient les mêmes que lors de votre dernière confrontation, où vous aviez perdu 2‑0. À quel point étiez‑vous confiants en arrivant sur ce match en voyant le map pick ?
zekken : J’étais plutôt confiant, parce que je pense qu’on est une meilleure équipe aujourd’hui que la dernière fois qu’on les a affrontés. Et ça s’est vu : cette fois, on les a battus sur la seconde map. Mais il nous reste encore beaucoup de travail. On doit progresser sur plein d’aspects avant de pouvoir vraiment rivaliser avec les toutes meilleures équipes.
Cyrielle : Il y a eu un petit souci avant le début du match, quand Mad a pick Clove au lieu d’Omen. Quelle a été la réaction de l’équipe ?
zekken : En fait, il trollait. Il cliquait sur tous les agents, puis il disait : « Mon jeu bug, mon jeu bug ! » Et là, on lui dit : « Tu viens de lock Clove. » L’admin est arrivé, ils ont coupé son jeu… c’était assez drôle.
Cyrielle : Tu as quitté une équipe nord‑américaine pour rejoindre une équipe latino‑américaine. Est‑ce que tu vois une différence dans les fans ? Et comment s’est passée ton adaptation ?
zekken : La plupart des fans de MIBR parlent portugais, donc c’est la principale différence. Mais en termes de passion, c’est pareil : ils sont super heureux quand tu gagnes, super énervés quand tu perds. C’est une lame à double tranchant. La vraie différence, c’est juste la langue. Ils sont très, très passionnés, et je suis vraiment reconnaissant de leur soutien.
Cyrielle : Tu as quitté une équipe nord‑américaine pour rejoindre une équipe latino‑américaine. Est‑ce que tu vois une différence dans les fans ? Et comment s’est passée ton adaptation ?
zekken : La plupart des fans de MIBR parlent portugais, donc c’est la principale différence. Mais en termes de passion, c’est pareil : ils sont super heureux quand tu gagnes, super énervés quand tu perds. C’est une lame à double tranchant. La vraie différence, c’est juste la langue. Ils sont très, très passionnés, et je suis vraiment reconnaissant de leur soutien.
Cyrielle : On sait que Verno était prêt à apprendre le portugais pour mieux s’intégrer. Est‑ce quelque chose que tu envisages aussi ?
zekken : Oui, je suis prêt à le faire. Mais dans l’équipe, on parle tous anglais. Aspas et Mazino sont les seuls à ne pas avoir l’anglais comme langue maternelle, mais tout se fait en anglais : les comms, les coachs… Donc je n’ai pas eu besoin de m’adapter autant que Verno.
Cyrielle : Ça fait maintenant un moment que tu es chez MIBR. Si tu devais faire un bilan de ta performance, qu’est‑ce que tu dirais ?
zekken : Décevant. Individuellement, je sens que je progresse, que je deviens meilleur. Mais en tant qu’équipe, ce ne sont pas les résultats qu’on voulait, ni ceux qu’on attendait. On n’a pas d’autre choix que d’apprendre de ces expériences et de continuer à travailler. On est capables de jouer un très bon Valorant, on le montre parfois, mais il faut qu’on se mette vraiment au travail.
Cyrielle : C’était ta deuxième fois à Paris. Comment as‑tu trouvé le public par rapport à la phase de groupes ?
zekken : C’était la première fois que je voyais vraiment le public des Gentle Mates et celui de Vitality. Les fans français qui viennent soutenir leurs équipes, c’est incroyable. J’ai adoré cette énergie. Même sur nos matchs, les fans étaient géniaux. Il y avait une rangée de fans qui nous encourageaient, et quelques fans de MIBR aussi. C’était vraiment fun. J’ai beaucoup aimé l’ambiance à Paris.
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