Vitality joue aujourd’hui une partie décisive de son parcours aux Masters de Londres. Après une défaite frustrante face à Paper Rex, les abeilles retrouvent FUT Esports, une équipe qu’elles avaient dominée en Swiss Stage mais qui arrive cette fois avec un tout autre visage, portée par sa victoire convaincante contre G2 Esports.
Il y a deux jours, Krostaly nous confiait la confiance grandissante du roster turc. Aujourd’hui, c’est à Vitality de prouver qu’elle peut rééditer sa performance et sécuriser sa place dans le tournoi. C’est dans ce contexte tendu que Dawid « PROFEK » Święć, juste après la défaite face à Paper Rex, est revenu avec nous sur les ajustements nécessaires et l’état d’esprit du groupe avant ce nouveau duel décisif.
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Interview avec Profek, joueur Valorant de Team Vitality
Cyrielle : Qu’est‑ce qui a été le plus difficile à gérer contre Paper Rex sur Breeze, surtout en attaque ?
PROFEK : Honnêtement, je n’ai même pas vraiment d’explication pour Breeze. C’était surtout nous le problème. Bien sûr, ils tiraient très bien et c’est une excellente équipe, mais on n’a pas réussi à montrer notre vrai niveau. Split, en revanche, s’est déroulé sans accroc, donc je suis content de cette map. Et sur Fracture, si on avait gagné quelques micro‑situations de plus, le match aurait pu être totalement différent. Mais aujourd’hui, ils étaient plus précis, mieux préparés, et tout simplement meilleurs.
Cyrielle : Quelqu’un, un joueur ou un coach, a dit quelque chose de particulier entre Breeze et Split pour vous aider à rebondir ?
PROFEK : Oui. On a surtout parlé du fait qu’on n’avait pas du tout été au niveau sur la première map. On n’a pas respecté le plan, on n’a pas suivi ce qu’on nous demandait, et on manquait clairement de confiance. Sur Split, l’objectif était simple : prendre les duels ensemble, parce que sur Breeze, on ne le faisait pas du tout. Et ça a fait la différence.
Cyrielle : Chronicle est le seul à avoir déjà affronté cette version de Paper Rex. Vous a‑t‑il donné des conseils avant le match ?
PROFEK : Oui, évidemment. Chronicle est le joueur le plus expérimenté de l’équipe, donc il nous conseille beaucoup. Contre Paper Rex, son message principal était : « Soyez prêts à tout ». C’est une équipe qui joue avec une confiance illimitée et qui peut faire absolument n’importe quoi. Il fallait juste être préparés.

Cyrielle : À part DRG lors de votre premier match, vous n’avez affronté que des équipes de votre région. Tu penses que ça a rendu votre parcours plus facile, comme certains le disent, ou plus difficile parce que vous n’avez pas pu tester d’autres styles de jeu ?
PROFEK : Je ne pense pas que ça change grand‑chose. Si les équipes NA avaient été meilleures, on les aurait croisées en lower bracket. Mais FUT était simplement plus fort. On a affronté de très bons adversaires, donc pour moi, il n’y a pas de débat.
Cyrielle : As‑tu remarqué des différences de style entre les régions ?
PROFEK : Oui, chaque région joue différemment. Pour les NA, je ne peux pas dire grand‑chose, on n’a pas eu l’occasion de les affronter. Contre DRG, comme je l’ai dit en conférence de presse, ils manquaient de confiance. Ils avaient peur de nous, donc ils ne jouaient pas vraiment leur jeu. C’est difficile de les juger dans ces conditions. Paper Rex, eux, sont explosifs, un peu comme FUT, mais avec encore plus de confiance.
Cyrielle : C’est ton premier tournoi international. Comment tu te sens sur scène et dans cette ambiance ?
PROFEK : En termes de gameplay, je ne vois pas une énorme différence. Mais l’ambiance… c’est incroyable. À Berlin, on n’a pas beaucoup de fans. Ici, les gens encouragent tout le monde, même quand ils supportent Paper Rex. C’est super agréable. Voir autant de monde sourire, réagir, ça me donne encore plus d’énergie pour jouer.
Cyrielle : Tu n’es pas forcément le joueur qui brille mécaniquement sur chaque map, mais tu as énormément d’impact dans l’ombre. Tu as l’impression d’avoir beaucoup progressé depuis ton arrivée chez Vitality ? Si oui, comment ?
PROFEK : Oui, j’ai énormément progressé. J’ai un rôle très spécifique dans l’équipe : je ne suis pas là pour tuer tout le monde, mais pour contrôler la map et exécuter les tâches que les coachs me donnent. C’est très différent de mon ancienne équipe. Ici, j’ai trois superstars autour de moi. Mon job, c’est de les mettre dans les meilleures conditions. Je n’ai pas besoin d’être la star, et ça me va très bien. Je sais que Derke, Chronicle et Sayonara sont meilleurs mécaniquement, et ils méritent d’être mis en avant.
Où suivre les Valorant Masters de Londres ?
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