# Un lundi sur deux dès 20h Sur twitch.tv/parlons_esport Toute l'actu esport ! 

Piero : « J’aime la France et j’aime ce public », interview avec le support de Solary

Kim "Piero" Jeong-hoon support et joueur de l'équipe Solary en LFL et en EMEA Masters.
Double champion LFL et double vainqueur de l'EMEA Masters, Piero revient sur une saison déjà historique avec Solary et affiche un objectif clair : décrocher un top 3 à l'eSports World Cup.

Installé à Tours depuis le début de l’année, le support coréen revient sur la qualification pour la phase qualificative de l’EWC et sur la construction d’un groupe soudé. Il évoque l’héritage laissé par Maynter dans sa vision du leadership, son regard lucide sur le niveau LEC, et l’état des forces des équipes qu’il affronte désormais en scrim. Après une victoire aux EMEA, Piero adopte un discours posé, sans excès, porté par quelqu’un qui sait exactement où il en est et jusqu’où il peut aller.

Interview avec Piero, Support de l’équipe Solary en LFL

Piero : C’est génial, vraiment. Je suis très heureux de ce qu’on a accompli.

Piero : Quand j’étais en Corée, c’était il y a plus de trois ans, donc c’est difficile de comparer. Mais honnêtement, en Europe, je pense que la LFL est la meilleure ligue régionale. Et quand on va à l’EMEA Masters, ça reste plus accessible pour moi que la LFL au quotidien. Contre Galions, par exemple, ça s’est passé assez sereinement.

Piero : À KC, je ne savais pas vraiment à quel point leur fanbase était grande au départ. J’ai été surpris. Que ce soit offline ou online, les fans sont toujours là, sur Twitter, en DM Instagram, à me soutenir. Chez Solary, c’est pareil. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles j’ai choisi de rester en LFL. J’aurais pu partir en Turquie, en Espagne ou ailleurs, mais j’aime la France et j’aime ce public. C’est simple.

Piero : Oui, vraiment. Les deux villes ont leurs points forts. Paris, c’est grand, les vues sont belles, mais il y a beaucoup de monde et la nuit ce n’est pas toujours tranquille, même s’il y a de bons restaurants coréens, ce qui comptait beaucoup pour moi. Tours, c’est plus calme, les gens sont gentils, c’est sûr la nuit. Pas de restaurant coréen, mais c’est reposant. J’aime les deux, pour des raisons différentes.

Piero : L’an dernier, avec Maynter chez KCB, on préparait beaucoup ensemble. Lui, c’était un vrai leader, pas seulement en jeu, mais aussi en dehors. Il gérait des choses comme les horaires de sommeil, l’alimentation. Il m’a vraiment inspiré. Cette année, j’ai essayé de faire pareil avec mes coéquipiers. Quand je vois quelque chose de bien en LEC ou en LCK, je le partage directement avec l’équipe. Zicssi et moi, on se parle beaucoup pour progresser ensemble. Et en jeu, on est très concentrés sur le tempo, surtout face aux équipes LEC qui se déplacent très vite sur la carte. C’est un point sur lequel on travaille vraiment.

Piero : Oui. Je pense que tout part de l’attitude, et là on est tous sur la même longueur d’onde. Ça peut être intense par moments, émotionnel, mais l’équipe reste calme même dans les situations difficiles. On respecte les opinions de chacun. J’aime vraiment ce groupe.

Piero : Aux EMEA, je pense que c’est le match contre MISA qui a tout déclenché. On a fait un reverse sweep en demi-finale. Quand on a passé ça, j’ai senti que le momentum était avec nous. Et Galions, je les connais bien, c’est ma troisième finale contre eux. Je sais ce que Zoelys veut faire, les champions qu’il peut sortir, ses axes de jeu. Après MISA, la finale s’est passée assez naturellement.

Piero : Surtout la phase de lane. Les petits détails sont punis beaucoup plus fort. Un mauvais placement, ils s’en rendent compte immédiatement et ils punissent. On bosse vraiment là-dessus en ce moment. Cela dit, en scrim contre G2 et KC notamment, ça commence à bien tourner. On a nos chances, peut-être pas immenses, mais je suis confiant.

Piero : Mon scénario idéal, c’est que G2 et KC passent tous les deux, puis qu’on batte GIANTX, MKOI, et ensuite NaVi en chemin vers l’EWC. Je veux aller là-bas et finir dans le top 3. C’est l’objectif.

Piero : Tu penses à notre premier match contre Vitality, alors que Galions avaient NaVi ? Honnêtement, c’est relativement similaire pour moi, à l’EWC, il faut de toute façon battre tout le monde. Mais là, Galions affrontent Shifters, qui sont clairement moins forts que GIANTX Donc oui, ils ont un peu de chance sur ce match. Mais je ne passe pas trop de temps à penser à Galions en ce moment.

Partager sur :

Vous aimerez peut-être

Benjy « benjyfishy » Fish, joueur Valorant de la Team Heretics durant les playoffs des VCT EMEA 2026.
Team Heretics a parfaitement lancé son match en s’imposant contre BBL Esports : une première map dominée, une seconde plus accrochée, et au bout du compte une victoire qui élimine BBL des playoffs.
Ali « Crewen » Sargın, joueur sentinelle de l'équipe BBL Esports durant les playoffs des VCT EMEA 2026 face à Team Heretics.
Dans cette interview, Ali « Crewen » Sargın revient sur l’élimination de BBL, le match compliqué face à Heretics et son rôle au sein du roster.