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« En finale contre Galions, on était sereins », Wakz et Zicssi reviennent sur le sacre de Solary aux EMEA Masters

Solary avait remporté la LFL début mars, la première de son histoire. Crédit : Solary
Tout juste champions d'Europe sur League of Legends, Wakz et Zicssi, responsable LoL et joueur de la structure française Solary, vivent un début de saison parfait.

C’est une saison qui restera gravée dans la mémoire des fans de Solary. La structure française qui n’avait jusque-là jamais remporté de trophée majeur sur League of Legends, a été sacrée championne de la ligue française (LFL) le 6 mars, puis championne des EMEA Masters le 21 avril. Au micro de Parlons Esport, Wakz et Zicssi, responsable LoL et joueur chez Solary au poste de jungler, reviennent sur leur début de saison sensationnel.

Une équipe « globalement au-dessus »

Les EMEA Masters regroupent les 36 meilleures équipes des ligues de la région. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec ses 4 équipes qualifiées en playoffs de la compétition — French Flair, Karmine Corp Blue, Galions et Solary — et une affiche 100% française en finale, la France fait partie du haut de tableau.

Toutefois, le chemin n’était pas tout tracé pour Solary. « Cette année, il y avait de très grosses équipes, comme Witchcraft (anciennement Los Ratones), ou KCB qui sortent de LEC, explique Wakz. Sans compter BIG, Galions ou Misa, c’est les équipes qui me faisaient le plus peur. »

Finalement, la structure française se qualifiera jusqu’en finale du Upper Bracket, sans trop de difficulté. « Même si les deux premiers BO, on les gagne 2-1, honnêtement, je savais que si on jouait notre jeu, ça pouvait dérouler tranquillement et qu’on restait globalement au-dessus des adversaires », détaille le responsable LoL de Solary.

En finale du Upper, la structure française finit par trébucher contre son adversaire de LFL : Galions. Défaite 3-1 et chute en Lower Bracket pour Solary. Et contre Misa Esports, c’est in extremis que l’équipe passe, avec un reverse sweep.

« Contre MISA, c’était le moment le plus difficile de notre tournoi, analyse Zicssi. Il y avait beaucoup d’enjeux dans le sens où, si on gagnait, on était qualifiés pour la grande finale et le qualifier EMEA de l’Esports World Cup (EWC). »

Une finale abordée avec « confiance »

Sortant donc du Lower Bracket, Solary rejoint Galions en grande finale du tournoi. Une affiche connue, puisque c’est la même que celle de la finale du Winter Split LFL, remporté par la structure de Tours. Mais aux EMEA Masters, Galions a déjà gagné contre Solary. Ils ont donc l’avantage psychologique sur cette grande finale. Du moins, c’est ce qu’on aurait pu croire.

« En finale, quand on arrive contre Galions, j’avoue que ça m’a un peu inquiété, mais j’étais bizarrement très sereins. Je sentais que ça allait bien se passer », décrit le jungler. Et effectivement, Solary ne fait qu’une bouchée de son adversaire et remporte la grande finale 3-0, comme en LFL.

Mais alors pourquoi un tel inversement de puissance entre les deux équipes ? Galions ont-ils juste eu la chance de tomber contre un roster en mauvaise forme en Upper Bracket ?

« Je ne dirais pas qu’on a eu un manque de forme, parce que pour le coup, Galions, c’est vraiment une très bonne équipe, affirme Wakz. Mais ils ont montré pas mal de cartes en Upper. Ça nous a permis de mieux comprendre leur jeu et vu qu’on est une meilleure équipe d’après moi, et on l’a montré, on avait juste à fixer nos défauts du Upper pour que ça passe. »

Au qualifier EWC, Solary se mesurera au LEC

Pour Galions et Solary, ce top 2 leur permet de se qualifier au qualifier EMEA de l’Esports World Cup, qui commence le 28 avril. Leurs adversaires ? Les équipes de la ligue européenne de League of Legends (LEC). D’après le responsable du pôle LoL, « c’est une excellente opportunité pour les joueurs de pouvoir se mesurer aux meilleurs joueurs d’Europe, parce que pour le coup, ça n’arrive presque jamais ».

Le Bracket du qualifier EMEA de l'Esports World Cup qui débutera le 28 avril 2026. Capture d'Écran du site Liquipedia
Le Bracket du qualifier EMEA de l’Esports World Cup qui débutera le 28 avril 2026. Capture d’Écran du site Liquipedia.

Au premier tour, Galions affrontera Natus Vincere et Solary, eux, tomberont contre une autre structure française bien connue : Team Vitality. « On ne part pas favoris, déclare Zicssi. Mais on va tout prendre très sérieusement, parce que c’est l’occasion de nous faire connaître des grosses équipes et peut-être qu’on peut faire un upset contre certaines équipes. »

« Après, on n’a rien à perdre », ajoute Wakz. Pour le responsable League Of Legends de Solary : « La logique voudrait qu’on se fasse 0-2-0-2. Mais je ne pense pas que ça va se passer comme ça. »

Team Vitality, un très bon challenge

Pour continuer d’aborder le sujet de leur qualification à ce qualifier EWC, nous avons demandé à Wakz et Zicssi quelle équipe de LEC ils auraient aimé le plus affronter. « Si on vise vraiment la victoire, je pense qu’il y a quand même un bon « bottom four » en LEC, avec Team Heretics, SK Gaming, Shifters et Fnatic. Ces équipes, je pense que c’est des équipes qu’on peut prendre », affirme le jungler.

« En termes de challenge, je pense qu’une équipe comme Vitality c’est parfait. On aurait pu affronter Na’Vi aussi, ça aurait pu être pas mal. »

Team Vitality est l'adversaire de Solary au premier tour du qualifier EMEA de l'Esports World Cup. Crédit : Wojciech Wandzel/Riot Games.
Team Vitality est l’adversaire de Solary au premier tour du qualifier EMEA de l’Esports World Cup. Crédit : Wojciech Wandzel/Riot Games.

Mais pour ce qui est des cadors de la ligue : G2 Esports ou Karmine Corp : « Très objectivement, il n’y a quasiment aucun monde où on va les battre, explique Zicssi. Si on faisait cent BO3 contre eux, on en gagnerait peut-être 5 ou 10, peut-être moins. »

Totalement d’accord avec les propos de son joueur, Wakz ajoute amusé que dans l’idéal, « un format où on joue du dixième au premier en remontant, pour voir un peu où on s’arrête, ça aurait été insane. Après, si on arrive à jouer contre KC ou G2, ça veut dire qu’on a gagné beaucoup de BO, donc ça me va très très bien ! »

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