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Parus : « On a une vraie chance d’aller au MSI », interview avec le support de NAVI

Polat « Parus » Çiçek, support de l'équipe NAVI en LEC durant de le spring split de League Of Legends.
Nous avons rencontré Parus pour évoquer son début de saison, son intégration chez NAVI et les enseignements tirés de cette première semaine de compétition.

Après avoir échangé avec son coach Vasilis « TheRock » Voltis, c’est au tour de Polat « Parus » Çiçek de répondre à nos questions. Le support turc de NAVI, porté par deux victoires importantes face à Movistar KOI puis SK Gaming, revient sur ce début de Spring Split du LEC, évoque son passage chez Shifters (anciennement BDS) et détaille les ambitions de la structure ukrainienne sur League of Legends.

Interview avec Parus, support de l’équipe NAVI

Parus : Ça va. C’était une série difficile. On n’a pas bien joué le macro, on n’a pas bien joué l’early, et presque toutes les games sont allées jusqu’aux 40 minutes. Peut‑être pas la première, mais ça restait compliqué.

Parus : Rien de surprenant. On savait instantanément que c’était du flex. Il joue ça en soloQ, et Wunder peut jouer absolument n’importe quel champion. Donc peu importe ce qu’ils lock, tu dois toujours te dire : “OK, Wunder peut flex ça.” Pour nous, rien d’étonnant.

Parus : Oui, en game 2 et en game 3. On avait l’avantage, on avait un meilleur scaling, et même si on n’a pas stomp l’early, on avait suffisamment d’avance pour se dire : “On scale, on gagne.” Normalement, ils ne doivent jamais pouvoir revenir. Mais on a mal joué certains moments macro, on a manqué de respect, ils se regroupaient vite, arrivaient tôt sur les objectifs, et ils nous ont punis plusieurs fois. Mais sur la dernière game, quand on récupère trois kills bot avec Aphelios contre Janna/Yunara, je me suis dit : “OK, ils ne peuvent plus jouer. Aphelios doit juste dérouler.”

Parus : La première game, c’était horrible. Vraiment mauvais. Je me suis fait catch deux fois, dont une sur un timing d’objectif super important : c’était le troisième drake. S’ils ne le prennent pas, ils n’ont plus de win condition. S’ils le prennent, ils peuvent snowball. Et je n’ai même pas utilisé mon flash, grosse erreur. Les games 2 et 3, par contre, j’ai joué correctement.

Parus : En game 1, on n’a jamais trouvé d’angles pour attaquer alors qu’on avait une compo faite pour ça. Corki et moi, on est censés être des machines à poke et à zone avec nos ultis, mais on ne l’a pas fait. Et si tu ne joues pas ton plan, ils finissent par outscale. On n’a pas trouvé de solution, on n’a pas trouvé les angles. En game 2 et 3, on avait l’avantage et le scaling, donc pas grand‑chose à changer, même si en game 3 notre macro était encore mauvaise.

Parus : Chez BDS, on perdait énormément de scrims, énormément d’officiels. Le mindset était mauvais, l’ambiance aussi. Joueurs, staff… il n’y avait pas de bonnes vibes. On n’était pas heureux. On l’a tous ressenti. Cette année, chez NAVI, c’est l’inverse : on gagne des scrims, les gens sont heureux au bureau. L’ambiance est bonne. Ça change tout.

Parus : Complètement. J’ai besoin d’être heureux, de rire avec mes coéquipiers, de parler, d’avoir des conversations spontanées. Chez BDS l’an dernier, il n’y avait aucune joie dans le bureau. Rien. Chez NAVI, c’est totalement différent.

Parus : Non, pas du tout. Chez BDSA, joueurs et staff, on était super proches. On rigolait tout le temps, on faisait plein de choses ensemble. On avait une vraie relation. Et on l’a gardée.

Parus : Il est très fort en ce moment. Je le respecte énormément. On parle encore presque tous les jours dans le groupe BDSA. On est toujours très proches.

Parus : Oui. Mais en général, tu attends surtout de jouer contre G2, en scrims comme en officiels, parce que c’est la meilleure équipe. Tu apprends le plus contre eux. Et en officiel, j’ai toujours été bon contre G2, donc j’ai envie de les affronter le plus vite possible.

Parus : Améliorer notre gameplay, surtout la connexion jungle/mid/support. C’est la chose la plus importante dans League of Legends. Si cette connexion est bonne, tu gagnes énormément de games. On travaille là‑dessus tous les jours : où se connecter, comment jouer ensemble, comment se comprendre. C’est notre priorité.

Parus : Il parle bien anglais. Le problème, c’est qu’il ne demande pas assez. Ce n’est pas un joueur qui dit ce qu’il veut. Il ne veut pas te déranger, il ne veut pas te mettre dans une mauvaise situation. Certains joueurs sont comme ça. Donc tu dois aller vers eux, leur demander ce dont ils ont besoin. C’est ça qu’on travaille.

Parus : Merci pour votre soutien. On travaille très dur chaque jour. On progresse. Je pense qu’on a une vraie chance d’aller au MSI. À part G2, je ne vois personne vraiment au‑dessus. Tout le monde est prenable. KC et KOI l’ont montré. Personne ne joue parfaitement, sauf G2. Et nous, on progresse en officiel. La connexion dans l’équipe est bonne, et on ne va pas s’arrêter.

Où suivre le Spring Split du LEC 2026 ?

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