Match de routine pour FNATIC cette semaine contre le dernier de leur groupe, PCIFIC Esports, où ils ont gagné assez facilement 2-0. Pourtant, la place aux PlayOffs n’est pas encore assurée pour l’équipe qui a loupé le premier Masters de l’année. L’initiateur de Fnatic, Austin “Crashies” Roberts, nous raconte les coulisses de ce match, notamment la domination sur Lotus. Il nous parle aussi de la bonne ambiance qui règne entre lui et ses coéquipiers. Et pour les fans de “Brashies”, il n’oublie pas de remercier son duo de toujours, Jake “Boaster” Howlett.
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Interview avec Crashies, joueur chez FNATIC
Cyrielle : Seulement quatre équipes continuent de jouer Skye sur Split dont vous. Pourquoi ce choix et quelle valeur trouvez-vous qu’elle apporte sur cette carte comparé à Fade, l’agent privilégié habituellement ?
Crashies : Je pense que c’est juste en rapport avec notre composition pour le moment, avec un double duelliste, on n’a pas de flasheur. On joue aussi Astra donc on n’a pas le flash d’Omen. Je suis un peu obligé de la jouer. J’aime beaucoup Fade sur cette map, comme vous l’avez dit c’est l’agent qui est le plus choisi habituellement. Mais oui, ça marche mieux pour notre composition. Il y a aussi le fait que sa flash revienne, ça me donne un peu plus de possibilités de jeu, notamment sur la fin des rounds. Mais si ça ne tenait qu’à moi, je choisirais Fade également.
Cyrielle : Fnatic était déjà les rois de Lotus l’année dernière et vous semblez prendre le même chemin cette saison. Êtes-vous surpris que des équipes laissent cette carte ouverte face à vous ?
Crashies : Oui ça me surprend un petit peu. Mais d’un autre côté, on n’a pas vraiment montré sur quelle map on est très bons. On choisit Lotus car effectivement on était bon dessus l’année dernière et on semble l’être aussi cette année. Les PlayOffs vont être excitants parce qu’on a plus d’un tour dans notre manche. Pour le moment on va continuer à choisir Lotus jusqu’à ce qu’on soit mis à l’épreuve dessus.
Cyrielle : Vous avez gagné 13-2 contre Eternal Fire sur Lotus, maintenant 13-4 contre PCIFIC. Selon vous qu’est-ce qui vous rend si fort sur cette carte ?
Crashies : Je pense que Boaster comprend très bien Lotus, que ce soit en défense ou en attaque, et il a partagé cette connaissance avec nous tous. On se sent tous connectés sur cette carte et ça se voit. On est très à l’aise peu importe le côté. Honnêtement, dédicace à Boaster car c’est aussi une des ses cartes préférées.
Cyrielle : Vous êtes un des plus gros clutcheurs, si ce n’est pas le plus gros en EMEA. Qu’est-ce qui se passe dans votre tête lorsque vous savez que vous êtes en situation de 1vs3 ou 1vs2 par exemple ?
Crashies : Je ne pense pas que je sois le meilleur clutcheur en EMEA mais j’en ai effectivement quelques-uns à mon actif. Ça vient aussi du rôle que je joue, où je ne joue pas énormément au cœur de l’action car je dois aider mes coéquipiers à rentrer sur site. Je suis un peu habitué à me retrouver dans ces situations. Pour ce qui se passe dans ma tête, je pense surtout à ce que l’ennemi va faire ou à des choses que moi je peux faire pour nous faire gagner le round. C’est principalement moi qui est calme et qui pense à comment gagner.
Cyrielle : Vous n’êtes plus si loin de vous qualifier pour les Masters à Londres. Sachant que FNATIC et Boaster sont britanniques et en prenant en compte que vous n’avez pas été à Santiago, est-ce que vous avez une certaine pression ou une approche différente de cet événement comparé à d’habitude ?
Crashies : Non, je ne pense pas qu’il y ait plus de pression parce que c’est à Londres. Bien sûr on sait que ce serait bien pour Boaster et pour l’équipe parce que c’est “la maison”, mais notre objectif c’est toujours de se qualifier aux événements internationaux, peu importe l’endroit. C’est plus au niveau des valeurs que l’on partage tous. On sait qu’on a le potentiel pour se qualifier aux compétitions, mais aussi de les remporter. Je pense qu’on commence seulement à montrer à quel point on peut être dominants.
Cyrielle : D’un point de vue extérieur, votre équipe a l’air de très bien s’entendre en dehors du travail. Est-ce que vous pensez que c’est un des points qui fait que votre équipe a autant de réussite et que vous arriviez à aller aussi loin en compétition internationale ?
Crashies : Je dirais qu’on apprécie vraiment jouer ensemble et être amis en dehors du serveur. Donc c’est facile de bien s’entendre sur le serveur grâce à ça. Je pense que Boaster a une facilité pour mettre les gens à l’aise et les intégrer dans cet écosystème. Il a été un des premiers à me faire me sentir à l’aise l’année dernière. Je pense parce qu’il est extraverti de nature et il est facile de lui parler ouvertement. Il m’a donné énormément de confiance en moi, sur ma façon de communiquer avec l’équipe. Même en ramenant Veqaj dans le roster, il a beaucoup insisté pour l’inclure le plus possible avec nous. Comme vous pouvez le voir, ça se passe bien avec lui et il sort même de plus en plus de sa coquille. Encore un peu de temps et on pourra même voir un “zestify” sur scène *rires*.
Cyrielle : Vous avez rejoint Fnatic depuis un peu plus d’un an maintenant et les fans sont très actifs sur les réseaux sociaux. Qu’est-ce que ça vous fait de savoir que vous avez quelque part une influence sur beaucoup de personnes dans le monde, comment gardez-vous cette image positive et est-ce que c’est parfois dur de savoir que vous avez cette responsabilité ?
Crashies : C’est toujours agréable de voir autant de soutien des fans. Bien évidemment, il y a toujours du soutien quand vous gagnez. Ce que j’aime vraiment avec les fans de Fnatic, c’est que même lorsqu’on perd j’ai toujours des commentaires de soutien. Pour moi c’est important, car le monde des réseaux sociaux est si vaste, on a déjà beaucoup de pression dans notre environnement avec le fait de vouloir gagner le plus possible et remporter des trophées, ça me motive énormément de voir leurs messages. Mes fans sont vraiment importants pour moi. Ça ne me rajoute pas de pression mais ça me rend vraiment reconnaissant d’avoir autant de soutien. Je ne choisirais une autre fanbase pour rien au monde.
La qualification à portée de bras ?
Prochain match contre GiantX le 23 avril à 17h. L’équipe noir et orange peut-elle aller chercher cette place aux PlayOffs contre une équipe qui à dû mal à retrouver sa forme d’il y a quelques mois aux Champions Paris ? En attendant, retrouvez tous les résultats des matchs sur notre compte X.