Après une victoire convaincante face à Team Heretics, Sato et ses coéquipiers abordent une journée décisive aux Masters de Londres. Leur parcours se joue désormais sur un fil : une défaite contre XLG Esports les éliminerait du tournoi, tandis qu’un succès leur offrirait une place face au vainqueur du duel Team Vitality – FUT Esports.
Porté par l’énergie de son premier international et une dynamique retrouvée, Eduardo « Sato » Nagahama revient avec nous sur la performance d’avant-hier et l’état d’esprit du groupe avant ce match crucial.
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Interview avec Sato, joueur Valorant de l’équipe Leviatàn
Cyrielle : La dernière fois que vous avez joué Split, c’était contre Global Esports, et vous étiez menés 4-8 en défense. Qu’est‑ce qui a changé aujourd’hui pour être aussi dominants ?
Sato : On a simplement revu leur manière de jouer Split et on s’est rendu compte que notre style matchait très bien contre le leur. On n’a presque rien changé à notre approche, à part quelques ajustements mineurs. On a juste décidé de jouer notre jeu.
Cyrielle : Lotus était l’un de vos permabans en Stage 1, et vous ne l’aviez plus joué depuis votre match contre Paper Rex. Pourquoi l’avoir laissée ouverte aujourd’hui, et à quel point étiez‑vous à l’aise dessus alors que vous ne l’aviez encore jamais gagnée ?
Sato : Lotus est encore un chantier pour nous. Mais on a clairement mieux joué aujourd’hui que contre Paper Rex. On veut continuer à la travailler, parce que toutes les équipes savent que c’est l’une de nos faiblesses. Donc c’est important d’accumuler de l’expérience dessus. Avant, notre permaban était Lotus, puis on l’a changé pour Breeze parce qu’on n’arrivait pas à comprendre la map à temps.
Cyrielle : Vous n’avez pas changé votre composition sur Ascent, alors que vous aviez perdu 13–1 la dernière fois. Qu’est‑ce qui a fait la différence aujourd’hui ?
Sato : Pour moi, le 13–1 contre Paper Rex n’avait rien à voir avec la compo ou les stratégies. Peu importe ce qu’on essayait, ils nous arrêtaient juste en tirant mieux. Ce n’était pas un problème de plan de jeu : ce jour‑là, ils étaient simplement meilleurs individuellement.
Cyrielle : Après la défaite contre Paper Rex, êtes‑vous revenus aujourd’hui avec un esprit de revanche ou plutôt avec votre mentalité habituelle du “on s’amuse et on voit où ça nous mène” ?
Sato : On a gardé la même mentalité : s’amuser et voir jusqu’où ça nous mène. C’est notre premier international. Les attentes sont élevées parce qu’on est une bonne équipe, mais en même temps pas tant que ça, parce qu’on est très jeunes. On veut juste profiter, jouer notre jeu, et honnêtement je pense que c’est la meilleure manière d’aborder ce genre d’événement.

Cyrielle : À chaque fois qu’on te voit, tu cries, tu te lèves, tu mets énormément d’énergie. Comment tu arrives à maintenir ça, en jeu comme hors jeu ?
Sato : Au début, c’était difficile. Se lever, crier, mettre autant d’énergie… ça fatigue. Mais j’ai vu à quel point ça impactait positivement l’équipe, à quel point ça les motivait. Et j’ai aussi remarqué que je jouais mieux quand je le faisais. Alors j’ai continué. Garder cette vibe légère et positive, c’est super important pour nous.
Cyrielle : Ta famille est venue te soutenir, et ta mère t’a même surpris en conférence de presse. Est‑ce que ça te motive davantage, ou est‑ce que ça ajoute une forme de pression ?
Sato : Ça m’aide énormément. Que je gagne ou que je perde, je peux aller faire un câlin à ma mère. Donc dans tous les cas, c’est positif. Je ne ressens pas de pression particulière, parce qu’en match je n’y pense pas. Et ça fait du bien d’avoir un petit morceau de “chez moi”, même à 12 heures d’avion.
Où suivre les Valorant Masters de Londres ?
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