Leurs enfants sont des superstars de la scène Rocket League. Pourtant, les jeux vidéos n’étaient pas vraiment ce que Cécile, Céline et Elena, mères de Zen, Vatira et Exotiik, avaient prévu comme carrière professionnelle pour leur enfant. Présentes au Major RLCS de Paris, organisé du 20 au 24 mai 2026 à la Défense Arena, les trois mamans jouent un rôle crucial dans l’ascension des trois prodiges.
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« Je voulais absolument qu’il fasse des études »
Que ce soit pour les deux joueurs de Vitality, ou le champion de la Karmine Corp, le témoignage des mamans est le même. Très forts, très jeunes, les trois français ont été repérés rapidement et un contrat professionnel est arrivé. Vitality pour Zen, Team Queso pour Vatira et Solary pour Exotiik.



Mais pour les parents, l’idée de devenir un joueur esportif n’était pas possible : « Pour moi, c’était l’école avant tout », explique Cécile. « J’étais comme une maman standard, je voulais absolument qu’il fasse des études », ajoute Elena. Finalement, l’envie de croire en leur fils était bien trop grande pour les trois mères, qui finissent par signer les contrats.
Quelques années plus tard, accepter que leur enfant devienne professionnel dans le monde des jeux vidéo est une décision que Cécile, Céline et Elena ne regrettent pas. Premièrement car les trois jeunes sont devenus des légendes de Rocket League, mais également car « le professionnalisme des structures » et « l’accompagnement mis en place par les équipes dans les études » de leurs enfants a rassuré les parents.
Fierté et inquiétude : la famille en supporter
Aujourd’hui, le jeu fétiche des trois prodiges leur est d’ailleurs devenu familier. Au point que Zen, Vatira ou Exotiik ne jouent plus seulement devant un public lorsqu’ils sont qualifiés aux tournois majeurs, mais également devant toute leur famille, vivant les événements avec autant de stress du résultat que de fierté envers leur joueur préféré.
Mais à l’approche d’une nouvelle LAN, comme le Major de Paris, la pression de supporter se voit remplacée par un autre sentiment que seule une mère pourrait ressentir : l’inquiétude pour son fils. « Quinze jours avant le major, il était très difficile de fermer l’oeil la nuit, détaille Céline. Avec leur deuxième split difficile, je me posais trop de questions sur l’état d’esprit d’Axel, la forme de l’équipe, leur préparation… »
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Le jour J, de la même manière que s’ils accompagnaient leurs enfants à un match de football, les parents se retrouvent entre eux pour suivre la compétition. Et bien qu’une amitié soit née entre les joueurs et entre les familles, dans un match comme Karmine Corp contre Team Vitality en demi-finale du Major, on veut que son enfant l’emporte.

Protéger son fils, priorité absolue
Dans le monde des jeux vidéo, et surtout sur Rocket League, les joueurs peuvent devenir professionnel très jeune. Être parent de l’un d’eux exige donc aussi de prendre un autre rôle : celui d’un manager pour la carrière et l’entreprise de son enfant. De son côté, Céline « aide Vatira pour la gestion de sa société », de la même façon que Cécile gère celle de Zen : « Je m’occupe des factures, de tout ce qui est administratif. »
Et quand il n’y a pas de documents à remplir, ou de tournoi où supporter leur enfant, les mamans sont confrontés à un dernier problème que toute personnalité sur internet à surement déjà vécu : la critique sur les réseaux sociaux.
Alors que les joueurs sont aujourd’hui habitués et n’ont même presque plus aucune réaction aux critiques des « haters », voir autant de haine envers leurs enfant est une épreuve douloureuse pour Cécile, Céline et Elena. « Voir des critiques sur son fils, en tant que parent ça ne passe pas. » Et lorsque l’envie de répondre sur les réseaux se fait de plus en plus forte, la raison et la maturité reviennent pour permettre aux mères des trois prodiges de faire ce que n’importe quelle maman ferait pour son fils : le soutenir jusqu’au bout.