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Larsson après la défaite contre Eternal Fire : « Nous aurions dû les gifler »

Larsson, headcoach chez Joblife, pendant les Play-Ins des VCT EMEA Stage 2
Au bord de l'élimination du VCT EMEA, Larsson cherche des moyens pour mettre fin aux problèmes récurrents auxquels Joblife sont confrontés.

Un obstacle vient se mettre sur la route de Joblife qui s’incline face à Eternal Fire. Un match serré qui, malgré une première map victorieuse pour la structure française, s’est conclu par un 2-1 pour l’équipe turc. Joblife se retrouve donc en Lower Bracket et vont devoir affronter PCIFIC Esports pour garder leur place en Play-Ins.

Interview avec Larsson, headcoach chez Joblife

Larsson : runneR a émis le fait de vouloir switch sur flex donc nous avons opéré ce changement. Nous avons recherché des profils de sentinel mais ce n’était pas concluant. Donc nous avons fait des essais sur des entrys. Nous sommes rapidement tombé sur Pa1ze qui avait fait de très belles performances en entraînement. À la suite de ça, entre runneR ancien entry et Pa1ze nouvel entry, une méta basée sur du double duelist, cette composition semblait fonctionner.

En plus de ça, nous avons eu un temps de préparation quasi inexistant et nous en avons payé le prix sur ce match. J’estime que c’est une équipe qui est censée jouer le top de la ligue, top 5 ou 6, et ils ont mal joué cette fois. Nous aurions dû les gifler.

Larsson : Il s’intègre bien, le bootcamp aide pas mal pour ça. Il s’intègre bien à l’atmosphère de l’équipe qui est très joyeuse. Mais nous pouvons tout de même sentir des points de vues en jeu assez différents via le peu de temps qu’on a eu pour échanger, parler et se préparer avec lui.

Larsson : Je ne ressens pas du tout de différence. Je suis celui qui a le moins d’expérience sur le fait d’avoir mis les pieds en VCT, outre Pa1ze, et je n’ai pas l’impression que ça aide plus. À l’extérieur, beaucoup pensent qu’avoir de l’expérience VCT veut dire que ça va aider, que les joueurs sont habitués à la pression, alors que non.

Ce qu’il faut souligner c’est comment un joueur arrive à être lucide même en VCT. De mon expérience, ça fait deux fois que je vais à Berlin et je ne vois aucune différence de clairvoyance, de lucidité entre les joueurs Tier 1 et Tier 2.

Larsson : Ça fait plaisir car ça montre une régularité. Quatre titres avec quatre équipes différentes, ça me confirme à moi-même que j’arrive à faire gagner des équipes et monter des joueurs en VCT. Nous voilà en VCT, l’objectif est plus qu’accompli et, maintenant, il faudra voir de quoi va être fait le futur avec le nouveau format, ce que compte faire à la fois Joblife et moi.

Larsson : Nous avons plus de temps de préparation cette fois, nous pouvons le faire contre PCIFIC. De plus, jouer contre GIANTX ou Fnatic ensuite serait magnifique.

Là où je suis mécontent, c’est que nous nous trouvons des excuses là où il n’y en a pas. Dès que nous perdons, les joueurs ont cette faculté à se concentrer sur les autres plutôt qu’eux-mêmes.

Lorsque j’ai mis ma deuxième pause sur Ascent, je leur ai donné une stratégie et j’ai conclu la pause en leur disant : « Concentrez-vous sur vous-même, comment aider l’équipe, et arrêtez de vous concentrer sur les autres. Si vous vous assurez de faire ce que vous devez faire pour l’équipe, ça va aller tout seul. » On a commencé à croire à la remontée mais ce n’est pas allé dans notre sens.

Larsson : La saison est incroyable, je prends deux titres, je les envoie trois fois en Challengers EMEA, nous faisons les EMEA Clash. Nous avons été présents partout, bien que les performances n’ont pas toujours suivi.

Il y a notamment les Challengers EMEA Stage 3, j’ai adoré cette run. Nous sommes partis du Lower Bracket et nous y revenons en Play-Ins. J’ai l’impression que c’est une zone de confort, la faculté de cette équipe est son mental. Nous avons un très gros mental et je pense que nous pouvons rebondir dessus, même pour ces Play-Ins.

Larsson : Merci à eux d’être toujours là, nous sentons qu’ils sont vraiment sincères et bienveillants sur le fait qu’être en VCT, c’est du bonus. Ils savent que c’est très dur, que nos conditions ne sont pas simples. Ils le savent mieux que personne, à quel point nos conditions sont compliquées. Et j’en suis vraiment reconnaissant qu’ils prennent cela en compte et de nous laisser le droit de rater même en étant en VCT.

C’est déjà incroyable de pouvoir lancer Valorant sur Twitch et de voir le logo Joblife. Je pense avoir accompli ce que je devais accomplir. Je vais le dire de cette manière : si je devais m’arrêter là avec Joblife, je pense avoir atteint ce que je devais atteindre.

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