Portés par les calls de Rosé, les holds solides de Loita, Crewen et Lar0k, ainsi que plusieurs entries décisives, ils ont retrouvé leur rythme et montré un visage bien plus convaincant. Ce duel marquait aussi leur première apparition sur Ascent en Stage 2, avec un changement notable : Umut « lovers rock » Pekdoğan a délaissé Jett pour Yoru, un choix initié par le staff et qui lui a offert une confiance nouvelle dans son jeu. Entre adaptations de compositions, impact de la meta, retour en forme sur Neon et ambitions pour la suite, le joueur revient sur une saison 2026 faite de progrès, de remises en question et de moments forts sur la scène internationale.
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Interview avec Lovers Rock, joueur de BBL Esports
Cyrielle : Haven est l’une de vos meilleures maps. Qu’est‑ce qui, selon toi, vous a manqué aujourd’hui pour réussir à la conclure ?
Lovers Rock : Franchement, je ne sais pas. Et pour être honnête, je ne m’en soucie plus : c’est du passé. Après la première map, j’ai dit aux gars : « Effacez ça de votre tête, on démarre vraiment maintenant. » J’ai promis que je donnerais tout pour gagner cette deuxième map, et je croyais en chacun d’eux. Les calls de Rosé étaient incroyables, les holds de Loita, Crewen et Lar0k étaient monstrueux, et j’ai réussi quelques bonnes entries. J’étais content de tout ça. Pour Haven… on menait, mais en défense, on a un peu dormi.
Cyrielle : C’était la première fois que vous jouiez Ascent en Stage 2 cette année, et tu as changé d’agent par rapport à l’EWC, passant de Jett à Yoru. Pourquoi ce choix, et qu’est‑ce que Yoru t’apporte que Jett ne peut pas ?
Lovers Rock : Pour moi, il n’y a pas vraiment de différence de valeur. Jett est un excellent agent, j’adore la jouer. Mais Yoru, c’est un autre niveau. Quand tu joues Yoru, tu te sens beaucoup plus confiant que sur n’importe quel autre agent. Et ce n’est même pas moi qui ai demandé : c’est mon coach qui m’a proposé l’idée. J’ai dit : « Oui, pourquoi pas, je peux jouer Yoru. » On a décidé de le sortir, et je suis content. L’équipe aussi.
Cyrielle : Vous aviez une double sentinel sur cette map, tout comme NAVI, mais avec des agents différents. Qu’est‑ce qui, selon toi, rendait votre composition meilleure aujourd’hui ?
Lovers Rock : Sur Ascent, on a commencé en défense avec une comp très orientée défense. On perd le pistol, on gagne le bonus si je ne me trompe pas, puis on concède quatre rounds qu’on n’aurait pas dû perdre avec cette comp. Mais ça n’a pas vraiment compté : on a continué à y croire. Eux comme nous, on est très défense‑sided, donc entrer chez eux allait être difficile. Mais les coachs, les analystes… tout le monde avait bien préparé le match. On a fait un bon side attaque, et on a gagné.
Cyrielle : Vous êtes passés d’une double sentinel sur Sunset à une double duelist contre FUT, match que vous perdez de peu. Pourquoi ce changement ?
Lovers Rock : Honnêtement, je ne sais pas. Les coachs sont arrivés le matin en disant : « Tu joues Yoru. » J’ai répondu : « OK, ça ne me dérange pas. » J’ai fait quelques custom pour voir ce que je pouvais faire avec Yoru sur Sunset. Pour Laruk, ça ne change rien : il est bon sur tout. Peu importe ce qu’il joue, il reste performant. Et il est très à l’aise sur Bind, donc pourquoi pas.
Cyrielle : Question essentielle : est‑ce que tu as pris du plaisir à jouer Yoru aujourd’hui ?
Lovers Rock : Oh oui, évidemment. C’est très fun. Surtout quand tu prends l’AWP.
Cyrielle : La meta vous avait beaucoup impactés en Stage 1 avec le nerf de Yoru, mais tu sembles avoir retrouvé ta forme sur Neon en Stage 2. Qu’est‑ce qui t’a permis d’être plus à l’aise sur Neon qu’avant ?
Lovers Rock : En Stage 1, le nerf de Yoru nous a clairement affectés. On avait très peu de temps pour s’adapter, contrairement à d’autres équipes EMEA. Ça a touché tout le monde, mais ce n’était qu’une partie du problème. Pour Neon, je la joue depuis longtemps, donc mes mécaniques s’améliorent naturellement. Après les nerfs, je me suis senti mieux : avant, c’était « je cours et je meurs ». Maintenant, mes coéquipiers peuvent vraiment me suivre. Je n’arrivais pas à trouver le bon équilibre avant le nerf, mais maintenant oui. J’ai changé ma mentalité, je progresse encore, et je me sens bien.
Cyrielle : Si tu devais faire un bilan de ta saison 2026, avec les regrets mais aussi les points positifs, qu’est‑ce que tu retiendrais ?
Lovers Rock : J’ai appris qu’il faut parfois être un peu plus respectueux. Et surtout, qu’il ne faut pas trop penser au passé : si une équipe nous a battus, je ne dois pas me dire « il faut absolument les battre cette fois ». C’est une des plus grandes leçons de l’année. Le Tier 1 est très différent de l’an dernier, mais on sait qu’on peut gagner le Stage et aller aux Champions. On continue de progresser, même si le Stage 1 n’était pas bon. Avec Yoru maintenant, je pense qu’on peut être encore meilleurs. Si on se qualifie, on peut être l’une des meilleures équipes aux Champions.
Cyrielle : Et si tu devais citer tes meilleurs souvenirs de l’année, même si le Stage 2 n’est pas encore terminé ?
Lovers Rock : Je n’ai pas un souvenir « meilleur » que les autres. Mais gagner au Kickoff, c’était génial. Santiago et Paris… incroyable. La foule à Santiago, c’est la meilleure que j’ai jamais vue. Paris était magnifique, j’aurais aimé avoir plus de temps pour en profiter. Mais ces internationaux, et la victoire en Kickoff, ce sont mes meilleurs souvenirs.
Où suivre le Stage 2 des VCT EMEA 2026 ?
Pour suivre tous les matchs de votre équipe préférée, la compétition est diffusée en français sur la chaîne twitch officielle de Valorant. Vous pouvez également retrouver les résultats et classements chaque semaine sur notre compte Twitter (X).