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Busio à l’EWC : « On montre déjà une progression au quotidien »

Alan "Busio" Cwalina pour la Karmine Corp. Crédits : Riot Games
Alan "Busio" Cwalina, support de la Karmine Corp, revient sur la victoire contre Team Secret et nous parle de ses ambitions pour l'EWC 2026.

Après la victoire cruciale de la Karmine Corp face à Team Secret lors de la phase de groupes de l’Esports World Cup (EWC) à Paris, nous avons pu nous entretenir avec le support américain du Blue Wall, Alan « Busio » Cwalina. Retour sur leur performance, leur capacité d’adaptation et les ambitions de l’équipe pour la suite.

Interview avec Busio, support de l’équipe de Karmine Corp

Busio : Honnêtement, j’étais super excité. Je pense que de l’extérieur, tout le monde considère Gen.G comme une équipe bien plus forte que la nôtre. Mais sur un format en Best of 1 (manche unique), c’est souvent là qu’on a la meilleure chance de créer l’exploit. Je sais qu’ils sont battables parce qu’on a eu des games très serrées contre eux par le passé. Je les avais aussi affrontés à l’EWC l’année dernière. On s’était inclinés 0-2, mais les games étaient vraiment disputées et je trouve que j’avais plutôt bien joué sur cette série. Bref, j’étais confiant. C’était un plaisir de les rejouer, et je les aurai la prochaine fois !

Busio : Je pense qu’ils ont simplement fait plus d’erreurs que nous. Dans la première manche, par exemple, on a pas mal troll, et les teamfights commençaient à devenir compliqués. Mais ils ont tenté un Baron Nashor sans contrôler l’espace autour. Ils se sont tous retrouvés entassés sur un seul pixel. On a juste eu à lancer un teamfight parfait, digne des manuels scolaires. On n’a rien fait d’extraordinaire, c’est vraiment eux qui ont fait une énorme erreur. Aucune des deux équipes n’a proposé un niveau de jeu parfait aujourd’hui ; dans ce genre de match, c’est celui qui fait le moins d’erreurs qui l’emporte.

Busio : Il y a de fortes chances qu’on joue contre Sentinels, même si on ne sait jamais à quoi s’attendre. Notre état d’esprit est simple : on va analyser nos parties d’aujourd’hui et décortiquer attentivement leurs games à eux. Une bonne vieille séance de scouting, classique. Ensuite, il s’agira de reproduire ce qu’on a fait de bien aujourd’hui, mais en nettement mieux.

Busio : Le MSI nous a permis de mettre le doigt sur des lacunes très importantes sur lesquelles nous devions travailler. C’est ce qu’on fait depuis, et cela commence à porter ses fruits aujourd’hui. Je pense que si nous n’avions pas tiré les leçons du MSI, nous aurions probablement perdu notre match aujourd’hui. On continue de bosser là-dessus. Je suis convaincu que nous serons bien meilleurs de semaine en semaine.

Lors de notre première game face à Gen.G, on s’est fait détruire sur les situations de lane swap. Nos réactions étaient très mauvaises. Et puis aujourd’hui, dans la troisième game contre Secret, on a eu des situations de swap similaires et on les a jouées dix fois mieux. On montre déjà une progression au quotidien. Il faut juste continuer sur cette lancée et le prouver dès demain.

Busio : Oh non, l’EWC est un tournoi très important à mes yeux. C’est un événement international. Je me soucie énormément de nos résultats et de ma manière de jouer. Peu importe la compétition, dès que je monte sur scène, cela compte énormément pour moi.

Busio : C’est clair qu’un format aussi court rend les choses plus difficiles. C’est aussi un peu plus aléatoire. On a bien failli perdre contre Team Secret, ce qui signifie qu’on aurait pu être éliminés en une seule journée. Sortir si vite implique que si tu as une seule mauvaise journée, tu es out, même si tu es une équipe tout à fait décente.

On n’a absolument pas le droit à l’erreur et on doit faire preuve d’une grande capacité d’adaptation. Par exemple, on a joué contre Gen.G à 11 heures du matin. Je n’avais jamais joué un match officiel aussi tôt de ma vie, je n’avais même pas eu le temps de faire une partie de SoloQ pour m’échauffer ! C’était une situation totalement inédite. Mais c’était aussi le cas pour Gen.G. Au final, tout est une question d’adaptation et de préparation face à l’imprévu.

Busio : Ça rend les choses tellement plus excitantes ! Gagner dans une arène pleine, c’est dix fois plus gratifiant. Et même quand tu perds dans une grande salle, la pilule passe un peu mieux parce que si tu as tout donné et que tu as montré du beau jeu, tu as le sentiment d’avoir accompli ta mission et d’avoir offert un beau spectacle aux fans. C’est une expérience bien plus gratifiante. Et quand les enjeux sont énormes comme tu le dis – avec les qualifications pour les Worlds au bout –, la pression monte d’un cran. C’est une énorme dose d’adrénaline. C’est juste ultra excitant, c’est ce qui rend notre métier si génial.

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