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Bonkar à l’EWC : « Le Stage 2 et les Champions, c’est ça qui compte pour nous »

Le coach bonkar de NRG traverse un couloir éclairé par des tubes LED au VCT Americas 2026 Kickoff, à la Riot Games Arena de Los Angeles.
Au terme d'une demi-finale accrochée, Bonkar revient sur ce succès, les moments clés de la rencontre, et les véritables objectifs de l'équipe.

Après avoir discuté avec Ethan, Bonkar apporte son analyse après leur victoire face à BBL Esports (2-1). NRG est donc qualifié pour la finale de l’EWC qu’ils joueront face à 100 Thieves, une confrontation 100% américaine. Le dernier représentant de la scène européenne, BBL Esports pourrait aller chercher la place de troisième s’il remporte la petite finale contre Nongshim RedForce. Retrouvez la diffusion de ses matchs sur notre chaîne Twitch.

Le coach suédois revient sur les cartes jouées, le rôle de Mada sur Harbor, les coulisses des temps-morts, l’échec au Masters de Londres et enfin sur la suite avec le Stage 2 et les Champions en ligne de mire. Retour en détails sur les mots de Bonkar.

Interview avec Bonkar, coach Valorant chez NRG

Bonkar : Je ne pense pas que ça nous ait surpris. On a essayé d’ajuster notre stratégie sur Haven. Ça n’a pas marché. Et puis, on a eu un peu de malchance. Je crois que le score était de 4 à 5 à un moment donné, alors qu’on était en attaque et qu’on avait perdu le round de pistolet. Et on contrôlait totalement la partie.
Et puis on a recommencé à retomber dans nos vieilles habitudes, celles qu’on s’était promis de ne plus reproduire, et on a juste repris nos vieilles habitudes parce que c’est plus confortable. Ils ont enchaîné quelques manches, et la mi-temps s’est terminée sur un score de 7-5 ou 8-4, je crois. Ensuite, ils ont remporté le pistol round, puis le bonus, et c’est le genre de chose qui arrive parfois. C’est un pari.

Bonkar : Ouais, je pense qu’au niveau micro en défense, on a un peu loupé. Je pense qu’on aurait dû les écraser en défense, pour être honnête. On a joué de manière trop passive. C’est encore une fois quelque chose qui nous arrive souvent, malheureusement. En attaque, on était un peu stressés et précipités. Nos calls étaient des contre-attaques spécifiques, comme s’ils avaient des rounds armés alors qu’ils avaient des rounds avec du stuff, des ulti, des rounds d’éco et tout ça. Enfin, on a été surpris qu’ils ne jouent pas leur style habituel.

Du coup, on a dû prendre un temps mort pour se dire : « Bon, ce n’est pas un gun round, les gars. ». On avait l’impression que notre stratégie anti-gun round ne marchait pas. Du coup, j’ai bien senti qu’on était un peu stressés en attaque. On aurait dû être un peu plus précis aussi, mais c’est clairement une super équipe sur Breeze et cette carte leur convient très bien. Donc je pense qu’on s’en est bien sortis.

Bonkar : Ouais, ça dépend de Haven. J’ai haussé le ton. Tu sais, à la limite de crier, parce qu’on avait besoin de se réveiller un peu plus. Et sur Breeze, quand on a besoin de se calmer, j’ai une voix très calme et je baisse le volume, le ton, tout ça pour les apaiser et les remettre sur la même longueur d’onde.

Et lors de l’attaque sur Lotus, on jouait encore de manière trop passive et j’ai dû demander un temps mort ; j’ai presque crié pour que tout le monde reprenne confiance, soit agressif, passe à l’action. Ça dépend donc de la situation, mais en général, ça se situe entre ces deux attitudes. Si on ne s’amuse pas sur le terrain, j’aime bien faire quelques blagues. J’essaie juste de rire avec l’équipe, et ça marche aussi.

Bonkar : C’était lui. On parlait des compositions pour Breeze et on n’arrivait pas à faire fonctionner Neon sur la carte. Pour nous, ça ne marchait tout simplement pas. Il m’a dit, donne-moi juste une partie sur Harbor, et j’ai répondu : je te donnerai une partie sur Harbor si tu joues un peu en classé. Et là, il a dit : d’accord, je vais le faire. Et puis il a joué en classé et il m’a dit : « donne-moi un match sur Harbor, s’il te plaît ». J’ai répondu : « d’accord, tu as droit à un match sur Harbor. Si tu te débrouilles bien, tu en auras un autre. Si tu te débrouilles mal, c’est fini », je plaisantais juste avec lui. Mais, il a joué la première fois et dès qu’il s’est lancé, j’ai vu ce qu’il valait, la vision qu’il avait avec Harbor.

Une fois que je lui ai dit « d’accord, on joue avec Harbor », il a insisté pour que je le laisse jouer avec Harbor, en disant « je veux jouer avec Harbor ». Et j’ai répondu : « Ça me va si tu veux le faire, parce qu’on a Keiko qui peut jouer avec Jett. Je pense que ce n’est pas toujours la meilleure option, mais ça marche pour nous. »

Bonkar : Je vais être honnête, la défaite à Londres n’a pas vraiment fait mal, à personne, sauf à Keiko je suppose. Le fait est que nous étions tellement, tellement épuisés en arrivant à Londres. On n’avait eu qu’une seule journée d’entraînement avant le tournoi, entre les qualifications de l’EWC et Londres, plusieurs journées consacrées aux médias, et on avait voyagé à travers le monde.

On était vraiment épuisés en arrivant à Londres, donc, pour être honnête, on priait juste pour passer la phase de poules. Ce qui n’a pas été le cas. Et on avait aussi beaucoup de problèmes de rôles dont on était conscients, mais on n’a pas eu le temps de les régler. Du coup, on n’a pas eu le temps de tester quoi que ce soit. Du coup, Londres, c’était juste une sorte de perte de temps sans intérêt pour nous.

C’était juste inutile mais c’était quand même une super expérience de jouer en LAN. On n’avait pas d’attentes très élevées pour Londres.

Bonkar : Je veux dire, tout ce qu’on a fait pour l’EWC, c’est en fait pour se préparer à la deuxième phase. Je suis d’accord que l’EWC, c’est un tournoi sympa et tout ça, mais surtout, Paper Rex en est un excellent exemple. Ils s’en foutent complètement de l’EWC, je ne vais pas mentir. S’ils avaient été au meilleur de leur forme et s’ils s’étaient vraiment donnés à fond dans les poules, ça aurait été très différent, je pense.

C’est un tournoi sympa, mais le Stage 2 et les Champions, c’est ça qui compte pour nous, parce qu’on n’est pas encore qualifiés pour les Champions, donc on est encore en train de tester des choses ici, et on peut voir quelles équipes sont vraiment à fond et lesquelles ne le sont pas. Team Vitality est une autre équipe qui, selon moi, ne se prend pas à 100 % au sérieux.

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