Le lendemain, TH ont confirmé leur montée en puissance en sortant Fnatic, pourtant favoris de la compétition. L’équipe poursuit désormais sa remontée dans le lower bracket, avec Eternal Fire comme prochain obstacle. En cas de victoire, ils affronteront le perdant de FUT Esports – Vitality pour continuer à viser Londres. Déjà passé devant notre micro plus tôt dans la saison, Benjy « benjyfishy » Fish revient cette fois sur les choix de compositions, les difficultés rencontrées sur Ascent, la gestion du momentum et l’état d’esprit d’un roster qui joue chaque match comme une finale.
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Interview de benjyfishy, joueur Valorant chez Team Heretics
Cyrielle : C’était votre première apparition sur Breeze lors de ce Stage 1, et vous avez conservé la composition de champions utilisée au Kickoff. Pourquoi avoir choisi cette map à ce moment de la compétition ?
benjyfishy : Notre composition est difficile à gérer dans la méta actuelle. Beaucoup d’équipes jouent double duelliste, et Sage est un très bon contre. On aime aussi jouer avec deux smokes. Ça nous rend peut‑être plus lisibles, mais jouer contre cette compo reste très compliqué. Peu d’équipes la jouent en EMEA. Global Esports l’utilise en Pacific-Asie, mais… ils l’ont prise chez nous. On peut préparer des anti‑strats, mais une fois dans le serveur, c’est une autre histoire.
Cyrielle : Sur Ascent, que vous n’aviez plus jouée depuis Champions 2025 à Paris, vous avez eu du mal en attaque. Qu’est‑ce qui a été le plus compliqué à gérer ?
benjyfishy : Le double Sentinel, Deadlock + Cypher, a été très dur à affronter. On n’avait pas eu beaucoup de temps pour s’y préparer, et on n’a presque jamais scrim contre cette compo. En attaque, tu dois gérer les traps de Deadlock, son mur, son filet, les traps de Cypher, ses cages… c’est infernal. Honnêtement, prendre quelques rounds contre ça, c’est déjà bien. Quand on a atteint trois rounds, je commençais à croire au comeback. On aurait pu mieux jouer certains rounds, mais mentalement, on est restés solides, et c’était le plus important.
Cyrielle : Vous avez réussi plusieurs retakes qui vous ont amenés en overtime. Comment les avez‑vous organisées ?
benjyfishy : Leur compo met toujours un mur Deadlock sur short. On s’assurait de casser le mur et la porte pour créer de la pression. Si tu ne fais pas ça, ils n’ont jamais peur de short et peuvent juste tenir heaven. On voulait les obliger à regarder partout. On n’avait pas vraiment travaillé des retakes spécifiques : tout s’est fait sur le moment, mais on a très bien communiqué et joué ensemble.
Cyrielle : Vous sembliez plus à l’aise en défense. Vos deux timeouts ont été utilisés en attaque. Pourquoi ?
benjyfishy : On n’arrivait pas à trouver de momentum. On cherchait des solutions en jeu, mais parfois ça ne fonctionne pas, ou un piège adverse casse tout. Ils nous ont beaucoup surpris avec leurs setups. Les timeouts nous ont aidés à nous recentrer : prendre quelques rounds suffisait pour rester dans la partie.
Cyrielle : Avec le changement dans votre roster suite au départ de ComeBack et l’arrivée de Koshmaras, pensez‑vous qu’un ajustement plus tôt aurait pu éviter d’aller en lower bracket ?
benjyfishy : Oui, commencer en upper bracket nous a clairement aidés. On a beaucoup appris contre Eternal Fire. L’important était de ne pas perdre confiance après cette défaite. Tu peux jouer correctement et perdre quand même. Aujourd’hui, on a fait moins d’erreurs qu’eux. Maintenant, on avance match après match dans le lower bracket.
Cyrielle : Londres est un tournoi particulier pour toi. Est‑ce que ça ajoute de la pression ?
benjyfishy : C’est spécial, oui. Ma famille et mes amis pourraient venir si on se qualifie. Mais je n’y pense pas pendant les matchs. C’est une motivation, pas une pression. Je prends tout game par game : aujourd’hui BBL, demain Fnatic, et ainsi de suite.
Cyrielle : Tu as été nommé dans le Forbes 30 Under 30. Qu’est‑ce que ça représente pour toi ?
benjyfishy : J’ai été vraiment surpris. Je sais que d’autres joueurs d’esport y ont été, comme Faker, mais je ne m’attendais pas à y figurer. Ça m’a permis de prendre du recul sur tout ce que j’ai accompli. C’est difficile d’avoir des reconnaissances en dehors des trophées, donc ça m’a fait énormément plaisir.
Où suivre les playoffs du Stage 1 des VCT EMEA 2026 ?
Pour suivre tous les matchs de votre équipe préférée, la compétition est diffusée en français sur la chaîne officielle de Valorant. Vous pouvez également retrouver les résultats en direct sur notre compte Twitter (X).