Le midlaner polonais nous a accordé une interview pour revenir sur les changements opérés au sein du roster, les objectifs de l’équipe et sa progression depuis le dernier split. Ancien joueur LEC, Czajek évoque également la possibilité d’un retour au plus haut niveau européen, tout en gardant le focus sur les playoffs de LFL, où Vitality.Bee affrontera ZYB le 13 mai.
Lire aussi : Djoko : « Premier split, on se qualifie. Deuxième split, on est top », interview avec le head coach de TLN Pirates
Interview avec Czajek, midlaner de l’équipe Vitality.Bee
YasGuarD : Tu fais partie de Vitality.Bee, l’une des académies les plus performantes d’Europe. Cet environnement t’aide‑t‑il à progresser, en tant que joueur mais aussi en tant qu’individu ?
Czajek : Oui, énormément. L’équipe est très bien structurée : le coaching staff, le manager, le performance coach… tout le monde fait un excellent travail pour nous aider à progresser.
YasGuarD : Tu as montré une grosse progression ce split, bien plus que lors de l’Invitational. Comment décrirais‑tu cette évolution, individuellement et collectivement ?
Czajek : Individuellement, je pense avoir beaucoup progressé. Je joue bien mieux qu’à l’Invitational. Je ne sais pas vraiment d’où ça vient : j’ai gardé la même routine, la même approche… et pourtant, ça clique mieux. Collectivement, le changement d’ADC nous a donné un nouveau départ. On a réglé beaucoup de problèmes de base. Avant, nos 10 premières minutes étaient catastrophiques, ce qui nous empêchait de jouer nos forces en mid et late game. Ce split, tout le monde a step‑up en lane, ce qui nous permet enfin de jouer notre meilleur League of Legends.
YasGuarD : Vitality.Bee a une identité de jeu forte. Comment décrirais‑tu votre style, et où te situes‑tu dans ce système ? Plutôt leader ? Plutôt carry ?
Czajek : Ça me rappelle un peu notre roster 2024 avec Naak Nako, Daglas et Jopa. Ici, tout le monde peut carry. Si quelqu’un prend l’avantage, Potent, Dawciu, la botlane ou moi-même, je sais que je peux compter sur eux pour conclure la partie. On n’a pas de “super carry” désigné : chacun peut prendre le lead selon la game.
YasGuarD : Et en termes de leadership vocal ?
Czajek : Je ne suis pas un leader naturel. Je donne de bonnes idées en mid et late game, mais le vrai shotcaller, c’est plutôt DeKap. Je suis davantage un joueur qui apporte des informations et des plans, pas celui qui dirige tout.
YasGuarD : Vitality a une équipe LEC. Avez‑vous des interactions ? Des scrims ? Du travail en commun ?
Czajek : On devait scrim contre eux, mais les plannings LEC/LFL ne matchent jamais. Quand ils sont disponibles, c’est notre off‑day ; quand nous sommes disponibles, ils ont des officiels. On a peut‑être eu un seul bloc de scrims, pas plus. En revanche, j’ai des sessions individuelles avec un coach LEC, donc il y a quand même un lien.
YasGuarD : Tu as joué avec Nako. Vous échangez encore sur le jeu ?
Czajek : Pour être honnête, depuis mon départ de LEC, je n’ai plus vraiment parlé avec les anciens coéquipiers.
YasGuarD : Vitality est une structure très suivie, surtout en France. Ressens‑tu une pression particulière ?
Czajek : En 2023, oui. C’était un gros step pour moi. Mais maintenant, c’est devenu normal. C’est ma quatrième année ici, et je sens que les fans reconnaissent ma valeur. Ça me met plus en confiance qu’autre chose.
YasGuarD : Les playoffs arrivent. Confiant ?
Czajek : Notre objectif clair, c’est d’aller aux EMEA Masters.
YasGuarD : Et un retour en LEC, c’est dans un coin de ta tête ?
Czajek : Ce n’est pas entre mes mains. Beaucoup de joueurs qui quittent le LEC ont du mal à revenir. Si une opportunité raisonnable se présente, je la saisirai. Mais je ne me mets aucune pression : si ça doit arriver, ça arrivera.
YasGuarD : Un dernier mot pour les fans de Vitality ?
Czajek : Continuez de nous soutenir, vous êtes incroyables. Soyez là.