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Djoko : « Premier split, on se qualifie. Deuxième split, on est top », interview avec le head coach de TLN Pirates

Charly « Djoko » Guillard, head coach de l'équipe TLN Pirates évoluant en LFL et qualifiée en playoffs.
Nous avons pu échanger avec Djoko dans une interview complète où il revient sur ses débuts à la tête du projet, les ambitions affichées par TLN Pirates et la construction d’un roster pensé pour performer dès la première année.

Charly « Djoko » Guillard, figure bien connue de la scène League of Legends, ancien joueur de LFL et LCS, est aujourd’hui le head coach de TLN Pirates, formation désormais installée en LFL. Après un premier split particulièrement réussi, conclu à la 2e place de la saison régulière, l’équipe se tourne désormais vers les playoffs avec un duel attendu face à Esprit Shōnen.

Interview avec Djoko, head coach de l’équipe TLN Pirates

Djoko : Je le vis très bien. J’adore cette nouvelle aventure, parce que j’aime me challenger. Et puis, c’était une reconversion logique au vu de ma carrière. Ça aurait été dommage de tout laisser derrière moi pour faire un job sans lien avec ce que j’ai appris.

J’aime transmettre, partager ce que j’ai accumulé au fil des années. Et puis je voulais trouver ma place en tant que coach. C’est une transition que j’avais anticipée depuis longtemps : l’an dernier, j’ai rejoint PCS en fin de Summer pour jouer les relégations LFL, et on avait déjà vu une vraie progression. J’ai aussi été strategic coach chez NORD Esports, avec Yankos, Innaxe, etc. Et en tant que joueur, j’ai longtemps été capitaine, habitué à prendre des responsabilités.

Bref, je ne sors pas de nulle part. Tout ça m’a préparé à ce rôle.

Djoko : Je dirais que je suis adaptatif. Je connais les deux côtés de la pièce, joueur et staff, et j’ai accumulé énormément d’informations au fil des années. J’ai une vraie “database” de stratégies et de techniques que j’ai peaufinées avec le temps.

Et ça fonctionne : on est top 2 avec des joueurs inconnus du grand public. Ça prouve qu’avec un bon coaching staff et des joueurs réceptifs, on peut accomplir de très belles choses. Donc oui : adaptatif, expérimenté, et capable de transmettre.

Djoko : Pour être honnête… ce n’était pas inattendu pour nous. On avait construit le roster pour ça. Mon intention, c’était d’arriver par la petite porte, mais de finir avec les grands. Je pourrais même montrer les messages envoyés aux joueurs : « Premier split, on se qualifie. Deuxième split, on est top. »

Peu de gens y croyaient, mais certains avaient vu la vision, comme Glopo. Nous, rien ne nous surprend : tout se déroule comme prévu. Le public est surpris, pas nous.

Djoko : Le scouting, déjà. On est arrivés très tard dans le mercato : fin novembre pour le projet, mi‑décembre pour l’annonce de la LFL. À ce moment‑là, 95 % des joueurs sont déjà signés.

On a fait du mieux possible avec le timing et le budget. Ensuite, il fallait quelqu’un capable de prendre en main le jeu, d’apporter de l’expérience. C’est là que j’interviens.

Je ne voulais pas de rookies : pas le temps de les développer. Il fallait des joueurs avec une base solide, intelligents, actifs, capables de comprendre vite. Avec ça, un bon staff, une ambition claire… tout devient plus simple.

Djoko : C’est un effort collectif, mais je reste le moteur du projet. J’ai gagné la LFL, j’ai gagné des championnats d’Europe, j’ai joué en LCS… J’ai l’expérience pour guider les joueurs mentalement et stratégiquement.

Dans ce milieu, tu dois travailler plus que les autres, être plus intelligent dans ta démarche, remettre tes idées en question. On ne se repose jamais sur nos acquis. Top 2, qualifiés… ça ne nous suffit pas. L’objectif, c’est d’aller le plus haut possible. Si je peux les amener en LEC, ce serait un rêve.

Et évidemment, Glopo et les joueurs ont aussi énormément de mérite. C’est un vrai travail d’équipe.

Djoko : La mentalité et l’approche du jeu ont complètement changé. On a presque dix ans d’écart, donc c’est normal.

Le niveau global n’a pas tant évolué : beaucoup de scénarios existaient déjà en saison 3‑4. Ce qui change, c’est la manière de réfléchir. Aujourd’hui, les joueurs sont plus cérébraux, moins “bêtes et méchants” comme nous à l’époque.

Est‑ce que ça joue mieux ? Pas forcément. Mais l’approche est différente, plus réfléchie. Moi, j’essaie de ramener d’anciennes techniques, un peu comme la mode qui revient.

Djoko : C’est une belle revanche pour moi en LFL. Ça faisait longtemps que je n’avais pas été aussi proche du podium. Mon rêve, c’est de gagner en tant que coach, après l’avoir fait en tant que joueur.

Merci à TLP pour leur confiance, merci aux joueurs, à Glopo, au staff. C’est un effort commun. Et comme le dit Broken Blade : « Il faut y croire jusqu’à ce qu’on y soit. » Toujours viser plus haut, ne jamais rester sur ses acquis.

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